Après un petit repérage rapide il fallait tester ce coin de rivière. Nous le pêcherons à deux, donc 6 cannes à l’eau (ce sera peut être une erreur, trop de canne dans l’eau d’un coup)

Le coin est pas mal pêché car nous trouvons au sol des bout de nylon ou autre mégot trahissant la présence de pêcheurs (pas très propre)

Les cannes sont rapidement tendues. Je prend le bas du poste en pêchant la berge d’en face sous des arbres, ces montages sont eschés à la bouillette avec maxi 10 billes en amorcage, je place ma troisième canne dans un calme en bordure celle-ci eschée/amorcée tiger+maïs.

Mon père prendra le haut du poste, plus profond, mais moins large, 1 canne à la bouillette, deux au Maïs doux.

La matinée se passe, quelques bip sans suite, du blanc qui s’attaque aux graines surement. Nous pouvons observer en amont du post le ballet de 4 communes, dont 2 de belle taille, qui effectue un cercle mais ne se décident pas à descendre.

13 h nous retendons le tout et je décide de faire une tache de maïs doux sur le parcours de ces carpes, je pose un montage dessus, détend le fil au maximum car ça pêche à moins de 10 m de la canne et à moins de 1 m du bord. Détecteur à fond, la canne est laissée toute seule.

Pendant ce temps nous voyons passer dans nos bottes une miroir à la nage très lente, qui semble avoir la queue marquée, se nourrir des graines que nous avons fait tomber. Serait ce l’heure de passer à table ?

Moins d’heure après la canne isolée se met à bipper, le temps d’arriver sur celle ci le fil passe sous un arbre… ça va pas être simple mais le poisson est étrangement calme, et le combat se passe en finesse, après 2 ou 3 acrobaties, la voici sur le tapis, c’est bien la miroir, surement un vieux poisson qui cherche la nourriture facile, et sa queue a bien été marquée par un pêcheur mal intentionné.

Le poisson repart à l’eau avec sa nage toujours très lente.

Rien ne se passe sur aucune canne et on s’approche de l’heure de plier, quand une des cannes qui pêche en face fait un départ très lent encore une fois, étrange, contact le poisson est dessus, c’est « lourd’ mais pas nerveux du tout.

Et la surprise est de taille, le même poisson au bout de la ligne 2 h après, nous décidons de ne pas la ressortir de l’eau, je la décroche direct dans l’épuisette (merci l’absence d’ardillon) et elle repart de suite.

Voilà une bonne journée de reprise pour le père, un coin que j’aurais pensé plus productif mais à refaire avec peut être moins de ligne à l’eau.